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Présentez-nous
votre société.
INSERT est un réseau de petites agences
immobilières indépendantes
("correspondants"), souvent familiales, qui
connaissent parfaitement leur profession et leur
région. Chez nous, le client n'est pas un
numéro: la plupart du temps il est
reçu par le patron, ou parfois (pour des
raisons de langue) par un/e collaborateur -trice
direct/e de celui-ci. Il s'occupe personnellement
du dossier du client de A jusqu'à Z, des
premières visites d'appartement ou de
maison, jusque chez le notaire, et même
après lorsque c'est nécessaire.
Quelles sont vos activités principales
?
Immobilier sur la Costa Blanca et Costa Calida:
achat - vente et dans certaines régions,
locations de vacances.
Quelle est votre clientèle, touriste,
retraité, entreprise ?
Bercy est notre principal apporteur d'affaires
(ça me paraît un bon sous-titre, mais
c'est juste une suggestion)
La plupart de nos clients sont des actifs qui
savent qu'un jour ils seront à la retraite.
Un certain nombre d'entre eux exercent une
profession libérale et transfèrent
leur activité en Espagne. S'agissant de la
clientèle française, ce n'est pas un
mystère dans la profession que Bercy est
notre principal apporteur d'affaires.
En effet, si les principales dipositions fiscales
espagnoles sont à peu près les
mêmes qu'en France, il y a deux
différences fondamentales: d'une part ces
dispositions sont beaucoup moins nombreuses, donc
plus facile à respecter (et à payer,
la charge fiscale globale est moindre qu'en
France). D'autre part, en Espagne, le contribuable
n'est pas systématiquement
considéré comme un fraudeur en
puissance. L'ambiance est donc plus
détendue, et lorsqu'il a un doute, le
contribuable espagnol peut bien entendu s'adresser
à un cabinet conseil, mais il n'est pas rare
qu'il s'adresse aussi directement à
l'administration fiscale.
Disposez-vous d'un service assistance et
conseils pour les français qui viennent
s'installer dans votre région ?
Pas formellement, mais le correspondant
immobilier INSERT pratique l'assistance et le
conseil tous les jours: il a lui-même pris un
jour la décision de migrer, et connaît
les doutes que génèrent cette
décision et celle d'acheter une
propriété, un investissement
important. En outre, à deux exceptions
près dans des régions qui
intéressent peu la clientèle
française, tous nos correspondants parlent
français.
Pour des questions plus pointues, nous pouvons
présenter à nos clients des avocats
ou conseillers juridiques ou fiscaux parlant (plus
ou moins) français.
Quelles sont aujourdhui les opportunités du
marché immobilier espagnol , pour un
retraité qui vient investir et s'y installer
?
L'époque où l'on pouvait se payer
une "petite maison blanche au soleil" pour 300 ou
400'000 francs (français) est hélas
bien révolue, et il faut s'attendre à
devoir faire aujourd'hui un investissement
presqu'aussi important qu'en France surtout si on
recherche une situation privilégiée
(vue sur mer, piscine...).
En fouillant les catalogues immobiliers sur
internet, il arrive tout de même
qu'apparaisse une "perle rare", mais le candidat
à la propriété en Espagne doit
alors savoir qu'il n'est sans doute pas le seul
à l'avoir repérée, et qu'il va
devoir prendre une décision rapide,
après visite sur place,
évidemment.
Par la suite, l'avantage réside surtout dans
un coût de la vie plus bas qu'en France
(environ 25%), une fiscalité un peu plus
modérée, et une météo
plus généreuse.
Quelle fourchette de prix pour investir dans un
trois pièces ?
Cela dépend fortement de la
région et de l'équipement (ascenseur,
place de parc ou de garage), mais en
général, pour un appartement ou un
pavillon mitoyen de deux chambres à coucher,
il faut compter à partir de 140'000 euros,
jusqu'à 300'000 ou au-delà. Notez que
nous avons actuellement au catalogue un pavilllon
mitoyen de 50 m² avec deux chambres,
salon-cuisine et salle de bain, dans un lotissement
absolument charmant, pour 80'000 euros, mais il
s'agit d'une part de co-propriété ne
pouvant faire l'objet d'un prêt
hypothécaire, d'où un prix plus bas
que d'habitude.
Pour une petite maison indépendante de 80
m², on ne trouve pratiquement plus rien
en-dessous de 250'000 euros, sauf dans
l'arrière-pays, où nous avons
quelques objets en-dessous de 200'000 euros.
Combien se loue à l'année un trois
pièces dans la région ?
(Le papier qui suit est un peu long, il a
été rédigé pour les
candidats à la location qui me posent cette
question, et dans l'idée de le publier un
jour sur http://www.blancasa.com ; si vous le
souhaitez vous pouvez abréger la
réponse ci-dessous et faire un lien sur
blancasa.com; faites-le moi savoir, je vous
donnerai l'adresse exacte).
La réponse va vous surprendre, il ne se loue
pas. Il n'est pratiquement pas possible de louer
à l'année, sauf rares exceptions,
relations familiales ou ami particulièrement
proche par exemple. Même le versement de
l'intégralité du loyer d'une
année à l'entrée dans l'objet
ne suffira probablement pas à vous ouvrir
toutes les portes. Il y a à cela deux
raisons:
D'une part, le locataire est
hyper-protégé par la loi en Espagne,
ce qui est très social d'un
côté, mais fait peur aux
propriétaires de l'autre; résultat:
beaucoup d'appartements (ou villas) qui pourraient
être loués restent vides.
J'ai connu le cas d'un "locataire" qui n'a
payé en tout et pour tout qu'un mois de
loyer, et est resté plus de deux ans dans le
pavillon mitoyen qu'il avait "loué" avant
que le propriétaire n'obtienne de la justice
(à grands frais, surtout du
côté de son avocat) une
décision exécutoire d'expulsion (la
décision de justice est une chose, son
caractère exécutoire en est une
autre). Furieux d'avoir été
"viré" aussi "rapidement", le "locataire"
avant son départ, s'est vengé en
coupant au ras des murs et plafonds tous les fils
électriques. Il a fallu retirer toutes les
lignes.
Et encore ce propriétaire a-t-il eu de la
"chance", car il n'est pas rare en Espagne qu'une
décision de justice tarde huit à dix
ans à être prononcée, et que
l'exécution de cette décision prenne
encore deux ou trois ans de plus.
Inutile de dire que le propriétaire aurait
dû entreprendre une nouvelle action pour se
voir rembouser de ses frais antérieurs
(avocat et électrification du logement),
mais le locataire ayant au passage
été déclaré
insolvable... il n'a été
condamné à rembourser les
arriérés de loyer que pour le
principe.
La seconde raison pour laquelle il est difficile de
se loger en location à l'année est,
dans les régions touristiques, le fait que
la location saisonnière rapporte plus que la
location à l'année.
Vous me demanderez: mais comment font les Espagnols
pour se loger ? Eh bien, 85% d'entre eux sont
propriétaires, environ 7% sont locataires
(malgré tout, et la plupart du temps avec
des garanties très solides, de l'employeur
ou d'un service social par exemple) et le 8%
restant reste chez ses parents jusqu'à avoir
les moyens de se payer son propre logement avec, vu
les prix actuels, des hypothèques toujours
plus longues. Faute de pouvoir se loger, les jeunes
quittent leurs parents à 32 ans en moyenne,
en Espagne.
Au final, il est donc très difficile de
louer à l'année. L'un de mes
correspondants accepte parfois de faire des
contrats mensuels renouvelables, sans limitation de
durée du renouvellement tant que tout se
passe bien.
Qu'elles sont les villes les plus
agréables à vivre que vous
conseilleriez à un futur retraité qui
prépare sa venue en Espagne ?
C'est une question de goût: le long de la
côte méditerranéenne, en
partant de la frontière française, le
paysage est verdoyant jusqu'à la hauteur de
Benidorm (la cité des gratte-ciels) puis
désertique plus au sud, quoique parfois
irrigué et cultivé. Beaucoup de nos
clients qui n'aiment pas les fortes chaleurs et les
encombrements de juillet-août gardent un
pied-à-terre dans leur pays d'origine et y
passent ces deux mois.
Mais il y a des centaines d'autres destinations
possibles: vous aimez la verdure et une relative
fraîcheur, vous trouverez tout cela dans les
Asturies. Vous aimez la montagne et une vie proche
de la nature et de l'Espagne d'autrefois: vous
aimerez probablement les Alpujarras (flanc sud du
Mulhacen, province de Grenade). Vous voulez
cultiver des cerisiers dans une région
isolée mais économiquement riche et
à fort consensus social: la vallée du
Jerte (au nord de l'Estrémadure) vous tend
les bras. Et il y a les îles: Canaries,
Baléares.
C'est aussi une question de langue: si vous ne
parlez que modérément l'espagnol et
n'êtes pas doué pour les langues, vous
préférerez sans doute vous installer
dans une région où vous rencontrerez
des francophones: Catalogne (région assez
ventue en hiver) puis en descendant le long de la
côte à peu près jusqu'à
la province de Murcie.
Personnellement, j'ai un petit faible pour les
villes de Valence et d'Alicante.
L'ambiance à vivre du pays a -t"elle
changé ces 15 dernières
années, la vie espagnole est elle toujours
aussi captivante le jour comme la nuite ?
Le progrès économique fulgurant
des vingt dernières années a
engendré un individualisme plus
affirmé qu'autrefois. Mais fondamentalement,
celui qui cherche ici la "fiesta" la trouvera, sans
aucune difficulté, comme avant.
Un conseil pour ceux qui viennent s'y installer
?
C'est une décision qui ne se prend pas
sur un coup de tête. Commencez par passer des
vacances, aussi hors saison, dans la région
de votre choix. N'oubliez pas que l'Espagnol, s'il
est très accueillant dans la rue, ne vous
ouvrira pas facilement sa porte, et que votre vie
sociale dépendra aussi des autres
immigrés déjà
installés. Et s'agissant de l'achat d'un
bien, si vous avez le moindre doute quand à
la moralité de votre interlocuteur,
écoutez votre instinct et fuyez. Sur ce
sujet, je recommande la lecture de http://www.blancasa.com/justi1.htm
.
Un bon restaurant dans votre ville ?
A Madrid ? ce n'est pas ce qui manque. Mais je
vais vous donner un truc de connaisseur, et pas
dans les guides: d'octobre à mai, le
mercredi à "midi" et le dimanche à
"midi" (c'est-à-dire dès 14 heures),
vous pouvez goûter le meilleur "Cocido
madrileño" (une potée
madrilène) chez
TABERNA BLANCO, c/ Tabernillas 23, 28005 Madrid.
Tél.: 91 366 48 42; il est prudent de
réserver.
Cette taverne peut faire peur au touriste de
passage par son aspect qui n'a rien de mondain (ses
prix non plus), mais c'est une excellente adresse,
où viennent manger le cocido aussi bien des
ouvriers du bâtiment que des hommes d'affaire
en complet-cravatte. Et la patronne parle
français. J'imagine que le patron aussi
d'ailleurs, mais comme beaucoup d'Espagnols, il a
peur de mal le parler, alors, il fait comme si il
ne le parlait pas... La taverne est proche du
Marché de la Cebada, et pas très
éloignée de la Porte de
Tolède, de la Plaza Mayor ou du Palais
d'Orient, tous points de passage obligés
pour le visiteur qui découvre Madrid.
Pour vous contacter, un nom et un tel ?
Jacques Gaillard, tél. + 34 91 221 95 61
ou (portable) + 34 639 647 665. Je suis peu
disponible le dimanche et le jeudi matin.
Peux être un site web, un email ?
Le site web: http://www.blancasa.com/infofr.htm
(il renvoie à mon site immobilier
http://www.insim.net/fcais.htm
dont l'adresse va changer en raison d'une
défaillance de mon registraire; je
préfère donc donner cette
adresse-là, qui sera maintenue).
Adresse e-mail: insert@insim.net
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