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Les
priorités économiques de la
France en Asie
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Les
relations entre la France et l’Asie
se sont considérablement
améliorées depuis deux ans :
deux sommets franco-chinois en 2004,
approfondissement du dialogue politique
avec le Japon, l’Inde et l’Asie
du sud-est, grand succès des
années croisées
France-Chine.
Les exportations françaises ont connu des
progressions importantes, tirées
par les grands contrats signés avec
la Thaïlande, le Vietnam, l’Australie
et la Chine.
Mais ces motifs de satisfaction ne peuvent faire
oublier une présence
économique encore insuffisante dans
ce continent.
Un travail de fond reste donc nécessaire.
Pour impliquer l’ensemble des acteurs
privés et publics, le ministre
Philippe Douste-Blazy a organisé
une réunion avec une quinzaine de
chefs d’entreprises actives sur le
plan international comme Saint Gobain,
Total, Areva, Thales et Suez, parmi d’autres.
Les conclusions du ministre indiquent quels seront les
grands axes de la diplomatie
économique française en Asie
dans les années à venir.
La Chine sera, bien sur, l’acteur le plus digne
d’intérêt à la
fois par sa taille et par sa vitesse d’évolution.
L’attention portée à l’Inde
et au Vietnam sera soutenue.
En raison de la place insuffisante faite aux relations
politiques avec l’Indonésie,
l’accent sera mis sur ce pays
où le président Jacques
Chirac doit se rendre pour la
première fois début 2006.
Le ministre Douste-Blazy juge que “ le poids
démographique de l’Indonésie,
les perspectives de son marché et l’alternance
démocratique intervenue en 2004,
ainsi que l’exigence de
solidarité après le Tsunami
pourraient nous conduire à un
rééquilibrage dans nos
relations avec ce pays ”.
Les participants ont abordé la question des
risques en Asie : risque juridique, risque
politique, risque de crise humanitaire ou
sanitaire.
Comment anticiper ces risques, comment y faire face et
comment faire jouer au maximum les
solidarités ?
En guise de réponse à ces questions, les
participants se sont mis d’accord
sur des négociations en associant l’ensemble
des acteurs concernés.
Enfin, la défense des intérêts
économiques français dans la
région passe par la
définition d’une
stratégie européenne
adéquate au sein de l’Organisation
Mondiale du Commerce autour de trois
enjeux majeurs :
“ la libéralisation des services
financiers, le respect des droits de
propriété intellectuelle et
la protection des investissements
étrangers ”.
RFI
La France incite ses PME à entrer en Chine
Pour développer la coopération
commerciale avec les pays
étrangers, l’impératif
pour le gouvernement français est
de pousser les PME sur le marché
chinois.
D’une part, plus de 95% des entreprises
françaises sont des PME et ce
chiffre ne cesse d’augmenter.
Maintenant que le commerce
extérieur français est
déficitaire dans son ensemble (7,8
milliards d’euros en 2004), la
coopération des PME avec l’étranger
est d’autant plus importantes.
D’autre part, les relations politiques
sino-françaises se trouvent
actuellement à leur zénith,
mais l’essor des relations
économiques et commerciales accuse
un retard majeur (les échanges
français avec le reste du monde
représentent 5,2% du marché
mondial, mais seulement 1,5% du
marché chinois).
Le fait que les PME françaises aient de la
peine à accéder au
marché chinois s’explique par
plusieurs facteurs :
1) Leurs activités se concentrent pour l’essentiel
en Europe et la Chine n’est pas
encore devenue un marché
réel pour elles bien que les
possibilités soient nombreuses ;
2) Le seuil d’accès est
élevé.
Les entreprises étrangères doivent payer
plusieurs centaines de milliers de yuans
pour une licence d’exploitation et c’est
un obstacle pour les PME dont la puissance
est limitée ;
3) Le facteur psychologique joue aussi un rôle.
Comme les entrepreneurs français connaissent
mal la culture chinoise et le mode de
fonctionnement du marché chinois,
ils n’ont pas assez de courage ni de
confiance.
Pour aider ses PME à aller en Chine, la France
a pris des mesures énergiques
à tous les niveaux. Outre l’aide
politique et financière des
pouvoirs publics, les grandes entreprises
ont aussi donné un coup de main.
Alstom regroupe sous son enseigne plus de 500
fournisseurs, qui sont pour la plupart des
PME.
Son expansion en Chine a aidé en
réalité certains de ses
fournisseurs à entrer sur le
marché chinois.
Les organisations populaires, telles que la Chambre
française d’industrie et de
commerce de Chine (CCIFC), ont aidé
les PME françaises à
explorer activement le marché
chinois, en créant des stages de
formation professionnelle pour les
employés chinois et
étrangers des entreprises
françaises en Chine, en organisant
des activités relationnelles d’envergure
(grands banquets, par exemple) et en
constituant une banque de personnes
qualifiées contenant plus de 4 000
curriculum vitae.
A Shanghai, la communauté française
prospère sans cesse ces
dernières années, passant de
2 500 personnes en 2002 à 6 500
personnes actuellement.
La plupart des Français sont venus à
Shanghai pour trouver un emploi.
(Source : le Quotidien du Peuple en ligne)
La Chine, second partenaire commercial de l’UE
25
La Chine joue un rôle croissant dans les
échanges commerciaux de l’UE
25.
Alors qu’elle était le quatrième
partenaire commercial de l’UE 25 en
1999, la Chine s’est hissée
à la deuxième place depuis
2003, derrière les
États-Unis.
La Chine comptait pour 5% des exportations de l’UE
25 et 12% de ses importations en 2004,
soit des montants respectifs de 48
milliards d’euros et 127 mrds.
C’est avec la Chine que l’UE 25 a
enregistré son déficit
commercial le plus important : -78,9 mrds
en 2004 et -46,3 mrds d’euros pour
le premier semestre de 2005 (par
comparaison, la balance commerciale
globale de l’UE 25 s’élevait
à -62,0 mrds en 2004 et à
-45,8 mrds au premier semestre 2005).
Le commerce de l’UE25 avec la Chine est
principalement axé sur les produits
manufacturés.
Près des deux tiers des biens exportés
en Chine en 2004 étaient des
"machines et véhicules", et un
cinquième d’"autres articles
manufacturés".
Les importations de produits manufacturés
constituaient une part encore plus
importante des échanges entre l’UE
25 et la Chine : les machines et
véhicules représentaient
près de la moitié des
importations, et les autres articles
manufacturés un peu plus de 40%.
Parmi les États membres, l’Allemagne
était de loin le principal
exportateur en 2004, avec 21,0 mrds d’euros
et une part de 44% de l’ensemble des
exportations de l’UE 25 à
destination de la Chine.
Elle était suivie de la France (5,4 mrds
soit 11%) et de l’Italie (4,4 mrds
soit 9%).
Les importations en provenance de Chine étaient
moins concentrées.
L’Allemagne (28,6 mrds soit 22%) était le
premier importateur ; suivie du
Royaume-Uni (20,5 mrds soit 16%) et des
Pays-Bas (18,8 mrds soit 15%).
Source Publinews
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