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L'État
fédéral
L'Inde comporte 28 états et 7
territoires.
Dans chaque État, une assemblée
(Vidhan Sabha) est élue tous les cinq ans,
et elle élit à son tour un chef de
l'exécutif (chief minister).
Les compétences des États sont assez
large, notamment en ce qui concerne la justice, la
police, l'économie ou
l'éducation.
Toutefois, l'Union a eu tendance à
élargir, les pouvoirs qui lui sont
conférés par la Constitution, au
détriment des États.
Le gouvernement central exerce un plus grand
contrôle des territoires que des
États, bien que quelques territoires aient
obtenu une plus grande maîtrise de leurs
propres affaires.
À plusieurs occasions, le gouvernement
national, a imposé, par
l'intermédiaire d'un gouverneur
(désigné par le Président),
une administration directe sur des États
(Presidential's rule, prévu par la
constitution en cas de crise) valable six mois.
Les gouvernements locaux en Inde ont moins
d'autonomie que leurs équivalents aux
États-Unis.
Quelques États essayent de revitaliser les
conseils traditionnels de village, ou panchayats,
ce qui vise à favoriser la participation
démocratique populaire au niveau rural,
où la plus grande partie de la population
vit toujours.
Les Relations extérieures
L'Inde se considère comme une grande
puissance mal reconnue.
La Charte des Nations unies ne lui donne pas le
statut de membre permanent du Conseil de
sécurité, le Traité de
non-prolifération nucléaire ne la
reconnait pas comme État doté de
l'arme nucléaire.
Aussi, l'Inde cherche-t-elle à faire
reconnaître le statut de grande puissance
auquel elle juge pouvoir aspirer.
C'est la raison pour laquelle elle a avancé
sa candidature au sein du G4 (Allemagne,
Brésil, Inde, Japon) pour l'obtention d'un
siège permanent au Conseil de
sécurité de l'ONU.
C'est aussi l'une des raisons qui l'ont
poussée à développer un
arsenal nucléaire après l'explosion
"pacifique" de 1974 et à en assumer le
caractère officiel avec les essais de mai
1998.
Aujourd'hui, l'Inde est reconnue comme une
puissance émergente.
Elle a tissé des partenariats
stratégiques avec toutes les grandes
puissances : États-Unis dans le cadre du
programme Next Steps in Strategic Partnership
(NSSP), Chine avec laquelle elle progresse sur la
voie d'un règlement du contentieux
frontalier qui oppose les deux pays mais aussi la
Russie, la France, le Japon, et le Royaume-Uni.
L'Inde rompt avec l'approche nehruvienne,
tiers-mondiste et non alignée (voir
mouvement des non-alignés) des relations
internationales pour entrer dans le club des
"Grands".
À ce titre, elle milite pour l'obtention
d'un siège de membre permanent au Conseil de
sécurité des Nations unies.
Les Partis politiques et les leaders :
* All India Anna Dravida Munnetra Kazhagam (parti
régional du Tamil Nadu),Jayaram
Jayalalitha
* All India Forward Bloc ou AIFB (parti national de
gauche), Debrabata Biswas
* All India Majlis-e-Ittehadul Muslimeen ou AIMIM
(parti régional musulman), Asaduddin
Owaisi
* Asom Gana Parishad ou AGP (parti régional
de l'Assam), Prafulla Kumar Mahanta
* Bahujan Samaj Party ou BSP (parti des
intouchables), Kanshi Ram
* Bharatiya Janata Party ou BJP (parti nationaliste
hindou), Lal Krishna Advani
* Biju Janata Dal ou BJD (parti régional de
l'Orissa), Naveen Patnaik
* Communist Party of India ou CPI (parti national
de gauche), Ardhendu Bhushan Bardhan
* Communist Party of India (Marxist) (parti
national de gauche), Harkishan Singh Surjeet
* Communist Party of India (Marxist-Leninist)
(parti national de gauche) Dipankar
Bhattacharya
* Parti du Congrès (I) ou Indian National
Congress (parti national du centre), Sonia
Gandhi
* Dravida Munnetra Kazagham ou DMK (parti
régional du Tamil Nadu), M. Karunanidhi
* Indian Union Muslim League ou IUML (parti
national musulman), G.M. Banatwalla
* Jammu and Kashmir National Conférence
(parti régional Jammu et Cachemire),Omar
Abdullah
* Jammu and Kashmir People's Democratic Party
(parti régional Jammu/Cachemire),Mufti
Mohammed Sayeed
* Janata Dal (Secular) ou JD(S) (parti national de
centre-gauche), H. D. Deve Gowda
* Janata Dal (United) ou JD(U) (parti national de
centre-gauche), George Fernandes
* Jharkhand Mukti Morcha ou JMM (parti
régional du Jharkhand), Shibu Soren
* Kerala Congress ou KC (parti régional du
Kerala), P.J. Joseph
* Lok Janshakti Party ou LJSP (parti
régional du Bihar), Ram Vilas Paswan
* Marumalarchi Dravida Munnetra Kazhagam ou MDMK
(parti régional du Tamil Nadu), Vaiko
* Nationalist Congress Party ou NCP (parti national
de centre-gauche), Sharad Pawar
* Nationalist Trinamool Congress (parti
régional du Bengale occidental), Mamata
Bannerjee
* Pattali Makkal Katchi ou PMK (parti
régional du Tamil Nadu), G.K. Mani
* Rashtriya Janata Dal ou RJD (parti
régional du Bihar), Laloo Prasad Yadav
* Revolutionary Socialist Party ou RSP (parti
national de gauche), K. Pankajakshan
* Samajwadi Party ou SP (parti de basses castes),
Mulayam Singh Yadav
* Shiromani Akali Dal ou SAD (parti régional
du Panjab), Simranjit Singh Mann
* Shiv Sena ou SHS, (parti régional
nationaliste du Maharashtra), Uddhav Thackeray
* Tamil Maanila Congress ou TMC (parti
régional du Tamil Nadu), G.K. Vasan
* Telangana Rashtra Samithi ou TRS (parti
régional de l'Andhra Pradesh), K.
Chandrashekar Rao
* Telugu Desam Party ou TDP (parti régional
de l'Andhra Pradesh), Chandrababu Naidu
Les castes et le système des
quotas
Officiellement, les castes n'existent pas en Inde,
mais en réalité, elles sont un des
éléments déterminant de la
politique indienne.
Les castes continuent d'être le cadre de
relations clientélistes et d'interdits
traditionnels liés, entre autres, au
métier (les tâches les plus
dégradantes sont dévolues aux
intouchables) ou au mariage.
Pour traiter le problème de
l'intégration sociale et politique des
basses castes, l'administration indienne a
inventé les termes de Other backward classes
ou OBC ("autres classes arriérées
[dans un sens social et éducatif]"
pour les basses castes), Scheduled castes ("castes
répertoriées" pour les intouchables)
et Scheduled tribes ("tribus
répertoriées" pour les tribus
aborigènes, hors castes).
Dans les années qui ont suivi
l'indépendance, les basses castes et les
intouchables (ou Dalits) faisaient partie de la
clientèle du parti du Congrès,
attaché en principe à la
défense des plus pauvres.
Bhimrao Ramji Ambedkar, le rédacteur de la
constitution indienne, était lui-même
un intouchable.
Il représente aujourd'hui un symbole fort
pour ceux qui souhaitent sortir du système
des castes, et nombre de Dalits se sont comme lui
convertis au bouddhisme dans ce but.
Les sikhs
Les sikhs, adeptes de puis le XVIe siècle
d'une religion empruntant des
caractéristiques à l'islam et
à l'hindouisme, ont longtemps
été pris en tenaille par ces deux
grandes religions, ce qui les a poussé
à devenir un peuple traditionnellement
guerrier.
À partir des années 1970 des groupes
séparatistes ont réclamé, au
Panjâb (où ils sont majoritaires), la
création d'un État
indépendant, le Khalistan.
Des attentats ont été menées
contre des hindous par quelques groupes radicaux
dans les années 1980.
En 1984, des militants extrémistes
armés se sont réfugiés dans le
lieu saint du sikhisme, le temple d'or à
Amritsar.
Au cours de l'opération Blue Star, en mai
1984, l'armée prend le temple d'assaut et
tue le leader sikh Jarnail Singh Bhindranwale.
En représailles, le premier ministre Indira
Gandhi est assassinée en octobre 1984, et en
réaction, 2000 à 3000 sikhs sont
tués par des foules en colère, en
particulier à Delhi.
Aujourd'hui, après avoir été
réprimés par l'armée indienne
et exaspéré une communauté
sikh prospère (et bien
représentée dans l'administration, le
commerce et l'armée), sont aujourd'hui plus
qu' essoufflés.
Les Tamouls
Dans l'État du Tamil Nadu, dans le sud de
l'Inde, les Tamouls possèdent une culture
bien distincte de l'aire indo-européenne,
véhiculée notamment par la langue
tamoule (langue dravidienne), une pratique de la
tendance shivaïste de l'hindouisme et un
système de castes moins rigide.
Cette identité culturelle forte a nourri un
régionalisme modéré mais
résolu.
Depuis 1967, l'État du Tamil Nadu a toujours
été dirigé par des partis
régionaux tamouls.
Le Dravida Munnetra Kazhagam, qui a
développé précocément
une politique de quotas pour les basses-castes, et
un parti issu d'une scission, l'All India Ana
Dravida Munnetra Kazhagam, se sont partagés
le pouvoir. Adoptant une rhétorique de
revendication de l'identité dravidienne et
de refus de l'hégémonie du Nord, ils
ont cependant renoncé à l'idée
d'une indépendance.
Mais, la guerre civile au Sri Lanka (entre le
gouvernement et les Tigres tamouls ou LTTE luttant
pour l'indépendance de leur
minorité), a des répercussions
sporadiques sur le continent.
De nombreux Tamouls du Sri Lanka sont
réfugiés au Tamil Nadu, où des
combattants des LTTE avaient installé des
camps d'entraînement désormais
interdits.
En 1991, l'ancien Premier ministre Rajiv Gandhi fut
tué, lors de la campagne électorale
nationale, dans un attentat kamikaze par une
militante tamoule, en représailles de
l'intervention de l'armée indienne en 1987
au Sri Lanka (force d'interposition en principe,
elle fut considérée par les LTTE
comme un soutien au gouvernement du Sri Lanka).
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